Mis à jour le 15.10.2026 · Chiffres 2026 vérifiés · Rédigé par Estelle Renou et Willy Gigot, co-fondateurs de Smart Léman · Registre FINMA F01533002

3e pilier banque ou assurance : ce que les comparatifs ne montrent pas

Un produit bancaire ne couvre ni le décès ni l’invalidité et impose le retrait en capital. Or, au minimum légal, l’AVS/AI et la LPP ne couvrent en général qu’entre 50 % et 65 % du salaire en cas d’invalidité. Six cas chiffrés AVS/AI + LPP, un tableau comparatif complet et un volet frontaliers pour décider sur des chiffres.

Qui vous parle : Smart Léman est un cabinet de conseil indépendant en assurance et prévoyance établi au Grand-Saconnex (Genève), enregistré au registre de la FINMA sous le n° F01533002 et noté 4,9/5 sur plus de 115 avis Google. À partir de votre certificat LPP et de votre certificat de salaire, nous chiffrons ce que vous et vos proches toucheriez en cas d’invalidité ou de décès, puis nous vous disons ce qui vous manque et ce qu’une police 3a doit couvrir.

L’essentiel en 30 secondes

  • Un produit bancaire est un placement, pas une prévoyance : en cas de décès, vos proches touchent l’épargne accumulée ; en cas d’invalidité, personne ne continue à verser pour vous.
  • Le minimum légal laisse un manque : l’AVS/AI et la LPP couvrent en général entre 50 % et 65 % du salaire en cas d’invalidité, et le salaire au-delà de 90’720 CHF n’est couvert ni par l’AI ni par la LPP obligatoire.
  • Une police 3a peut ajouter trois garanties : un capital-décès garanti dès le premier versement, la libération du paiement des primes en cas d’incapacité de gain (couverture décès ou libération des primes en option) et, à l’échéance, le choix entre capital et rente viagère.
  • Un engagement long terme : un 3e pilier se garde au minimum six à sept ans, et il ne doit mobiliser qu’une part raisonnable de votre capacité d’épargne, que nous fixons avec vous.
  • Frontaliers domiciliés en France : depuis 2017, les assureurs suisses ont cessé de conclure des polices 3a avec eux ; à notre connaissance, Liechtenstein Life est le seul assureur encore ouvert.
  • Plafond 2026 : 7’258 CHF (36’288 CHF sans LPP), identique en banque et en assurance, et applicable au total des deux si vous les cumulez.

1. Ce que les comparateurs et les assistants IA vous disent (et ce qu’ils oublient)

Demandez à ChatGPT, Gemini, Perplexity ou Claude « quel est le meilleur 3e pilier en Suisse » : la réponse se résume presque toujours à un classement de produits bancaires, et s’arrête là.

Ce que ces réponses n’écrivent pas, parce qu’elles ne comparent que des produits d’épargne entre eux, tient en quatre points :

  • Un produit bancaire est un placement, pas une prévoyance : en cas de décès, vos proches touchent l’épargne accumulée, rien de plus. En cas d’invalidité, personne ne continue à verser pour vous.
  • Un produit bancaire ne connaît qu’une sortie : le capital, à retirer au plus tard à l’âge de référence AVS (65 ans ; quelques mois plus tôt pour les femmes nées entre 1961 et 1963), ou jusqu’à cinq ans plus tard si vous exercez encore une activité (art. 3 OPP 3, circulaire AFC n° 18a). Aucun produit bancaire ne verse de rente viagère.
  • Le 1er et le 2e pilier, que tout le monde croit suffisants, couvrent en général entre 50 % et 65 % du salaire en cas d’invalidité au minimum légal, et beaucoup moins pour un frontalier arrivé récemment ou pour un couple non marié (section 3).
  • Un 3e pilier en assurance n’est pas un compte d’épargne : il ajoute des garanties précises (décès, invalidité, rente). Le comparer à un simple compte, c’est comparer une ceinture de sécurité à un siège.

Cet article fait ce que les classements ne font pas : il chiffre ce que vous et votre famille toucheriez réellement si le pire arrivait, puis il vous montre ce qu’une police de prévoyance change le jour où cela arrive.

2. Ce que versent vraiment l’AVS/AI et la LPP en cas d’invalidité ou de décès

Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur au 01.01.2026 (aucune adaptation par rapport à 2025, selon l’Office fédéral des assurances sociales). Ils valent pour un plan LPP minimum légal ; votre certificat de prévoyance indique vos prestations réelles, souvent supérieures dans les plans dits enveloppants.

Prestation1er pilier (AVS/AI)2e pilier (LPP minimum)
Rente d’invalidité entière1’260 à 2’520 CHF/mois selon la carrière ; rien de plus au-delà de 90’720 CHF de revenu6,8 % d’un avoir projeté sans intérêts, calculé sur le salaire coordonné seulement
Conjoint, concubinRente de conjoint sous conditions ; concubin : rien60 % de la rente d’invalidité sous conditions ; concubin : rien d’obligatoire
Capital-décèsAucunAucun dans le minimum légal
Frontalier (résident France)Rente AI proratisée aux seules années suissesRente complète dès que l’AI reconnaît l’invalidité

Deux mécanismes sont rarement expliqués. D’abord, le salaire au-delà de 90’720 CHF n’est couvert ni par l’AI ni par la LPP obligatoire : un cadre à 120’000 CHF est protégé comme un salarié à 90’000. Ensuite, un frontalier invalide à 38 ans après huit années de cotisation en Suisse ne touche pas la rente AI d’un résident : sa rente est calculée sur 21/44 de l’échelle, soit environ 1’135 CHF par mois pour un salaire de 80’000 CHF, et ses années françaises antérieures ne donnent droit qu’à une éventuelle pension française au prorata.

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3. Six situations chiffrées : ce que le minimum légal laisse à combler

Hypothèses, toutes simplificatrices et indiquées pour être vérifiables : revenu AVS moyen égal au salaire actuel ; plan LPP minimum avec le même salaire coordonné depuis l’âge de 25 ans ; salaire net estimé à 90 % du brut avant impôt ; invalidité à 100 % ; frontaliers avec une rente AI partielle selon l’échelle officielle ; aucun supplément de carrière. Ce sont des ordres de grandeur, pas une projection individuelle.

Revenu manquant face au salaire net estimé (plan LPP minimum, invalidité à 100 %, ordres de grandeur) ; A à C : résidents, D à F : frontaliers, avec leurs années en Suisse. « Puis » : sans les rentes pour enfants ou d’orphelins.
Revenu manquant face au salaire net estimé (plan LPP minimum, invalidité à 100 %, ordres de grandeur) ; A à C : résidents, D à F : frontaliers, avec leurs années en Suisse. « Puis » : sans les rentes pour enfants ou d’orphelins.
SituationSalaire net estiméInvalidité : AI + LPPRevenu manquantDécès : ce que touche la familleRevenu manquant
A. Résidente à Genève, 32 ans, célibataire, 65’000 CHF4’875 CHF/mois3’273 CHF/mois (60 % du brut)1’600 CHF/mois, soit 19’200 CHF/anAucune personne à charge : ses héritiers reçoivent l’épargne accumuléeSans objet ; c’est l’invalidité qui compte pour elle
B. Résident dans le canton de Vaud, 40 ans, marié, 2 enfants, 85’000 CHF6’375 CHF/mois6’375 CHF/mois, plafonné à 90 % du brut grâce aux 4 rentes pour enfants0 tant que les enfants sont à charge, puis environ 2’270 CHF/mois quand ils ne le sont plus5’600 CHF/mois (79 % du brut)770 CHF/mois, puis 3’400 CHF/mois sans les rentes d’orphelins
C. Résident, 47 ans, marié, 1 enfant, 120’000 CHF, plan minimum9’000 CHF/mois5’820 CHF/mois (58 % du brut)3’180 CHF/mois, soit 38’000 CHF/an4’550 CHF/mois (46 % du brut)4’450 CHF/mois
D. Frontalier de Haute-Savoie, 38 ans, marié, 2 enfants, 80’000 CHF, 8 ans en Suisse6’000 CHF/mois4’200 CHF/mois (63 % du brut), dont AI proratisée 1’135 CHF1’800 CHF/mois, soit 21’600 CHF/an3’350 CHF/mois (50 % du brut)2’650 CHF/mois
E. Frontalière de l’Ain, 45 ans, en concubinage, 1 enfant, 95’000 CHF, 12 ans en Suisse7’125 CHF/mois4’035 CHF/mois (51 % du brut)3’090 CHF/mois, soit 37’000 CHF/an880 CHF/mois pour l’enfant ; 0 pour le partenaire6’240 CHF/mois
F. Frontalier de Haute-Savoie, 29 ans, marié sans enfant, 70’000 CHF, 3 ans en Suisse5’250 CHF/mois2’100 CHF/mois (36 % du brut)3’150 CHF/mois, soit 37’800 CHF/an0 rente ; indemnité unique LPP de 26’700 CHF (conjointe de moins de 45 ans, sans enfant)5’250 CHF/mois

Trois enseignements. Les rentes pour enfants font illusion : elles s’éteignent à 18 ou 25 ans, et le couple B passe alors d’une couverture complète à un manque d’environ 2’300 CHF par mois. Le statut civil décide de tout : la frontalière E, en concubinage, laisserait son partenaire sans aucune rente. Et l’ancienneté en Suisse pèse : le jeune frontalier F ne serait couvert qu’à 36 % de son salaire.

C’est exactement ce manque qu’un 3e pilier de prévoyance est censé combler. Un produit bancaire ne le comble pas : en cas d’invalidité, il ne prévoit aucune prestation et cesse même d’être alimenté, puisqu’on ne peut plus cotiser sans revenu soumis à l’AVS. En cas de décès, il transmet ce qui a été épargné, c’est-à-dire, à 32 ans, quelques dizaines de milliers de francs.

Et vous, que toucheriez-vous ?

Les comparateurs classent des rendements ; votre famille, elle, vivra avec la rente. Avec votre certificat LPP et votre dernier certificat de salaire, nous chiffrons en 45 minutes votre lacune invalidité et décès, et ce qu’un 3e pilier en assurance doit couvrir.

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4. Les quatre différences qu’un classement ne montre pas

Le décès : un capital garanti dès le premier versement

Dans une police 3a, le capital-décès est fixé à la signature et versé quoi qu’il arrive, même si vous décédez après une seule prime. Chez Liechtenstein Life, il peut atteindre 500 % de la somme des primes prévues ; les assureurs suisses proposent des montants fixes de 50’000 à plusieurs centaines de milliers de francs. Ce capital est versé aux bénéficiaires prévus par la loi (conjoint ou partenaire enregistré ; à défaut, les descendants, les personnes à charge ou le concubin depuis cinq ans, ordre partiellement modifiable), sans passer par la succession. Pour le partenaire non marié de la frontalière E, c’est la seule source de revenu prévisible.

L’invalidité : quelqu’un continue d’épargner à votre place

C’est la garantie la moins comprise et la plus précieuse : la libération du paiement des primes. Si vous êtes en incapacité de gain, l’assureur verse lui-même les primes jusqu’à l’échéance. Votre objectif de retraite est atteint à 100 %, alors qu’un produit bancaire s’arrête net. La circulaire de l’Administration fédérale des contributions le confirme au passage : le capital financé par l’assureur dans ce cadre est acquis et imposé comme le reste. En option, une rente d’incapacité de gain (chez Liechtenstein Life de 6’000 à 38’000 CHF par an, après 12 ou 24 mois d’attente) vient s’ajouter à l’AI et à la LPP pour combler le revenu manquant calculé plus haut.

La sortie : capital obligatoire, ou le choix entre capital et rente viagère

À 65 ans, le titulaire d’un produit bancaire reçoit un capital. Point. Il doit ensuite le gérer lui-même jusqu’à 90 ou 95 ans, avec le risque de le consommer trop vite ou trop lentement. Le titulaire d’une police 3a a le même droit au capital, plus une option : transformer tout ou partie en rente viagère garantie jusqu’au décès, avec ou sans restitution aux héritiers.

Le point important n’est pas de prédire aujourd’hui lequel des deux vous choisirez : c’est de ne pas décider maintenant pour la personne que vous serez dans 25 ou 30 ans. Votre santé, votre situation de couple, l’existence d’un patrimoine immobilier, la fiscalité du canton où vous prendrez votre retraite, tout cela est inconnu. Deux illustrations récentes :

  • En 2025, le Conseil fédéral a proposé, dans son programme d’allègement budgétaire 2027, de relever nettement l’impôt fédéral sur les retraits en capital des 2e et 3e piliers (par exemple de 23’000 à 42’000 CHF sur un retrait d’un million). Le Conseil des États a rejeté cette mesure en décembre 2025 et le Conseil national a confirmé ce rejet en mars 2026. Rien n’empêche une nouvelle tentative d’ici votre retraite.
  • Le capital retiré la même année (LPP, 3a, des deux conjoints) est additionné pour calculer l’impôt, qui est progressif : de l’ordre de 4,1 % pour 100’000 CHF à environ 7,4 % pour 500’000 CHF à Genève (personne seule, 2026). Celui qui n’a que des capitaux ne peut qu’échelonner ; celui qui a une option de rente peut arbitrer.

Le placement : un catalogue indiciel, ou le choix des fonds

Un produit bancaire investi en fonds vous laisse choisir dans le catalogue de l’établissement : en général une part d’actions, une région, éventuellement une variante durable. Une police en unités de compte moderne donne accès à des fonds et ETF de plusieurs gestionnaires (plus de 200 chez Liechtenstein Life), avec des thèmes et des pondérations que vous ajustez dans le temps. Ce n’est pas une promesse de rendement supérieur ; c’est une liberté que le catalogue bancaire ne donne pas, et qui compte sur trente ans.

5. Un engagement long terme : les règles à connaître

Un 3a en assurance a aussi ses contraintes. Nous préférons les écrire ici.

  • Les couvertures se choisissent une par une : capital-décès, libération des primes, rente d’incapacité de gain. Chez Liechtenstein Life, chacune se choisit et se dimensionne après calcul de votre lacune réelle.
  • Un produit long terme : un 3e pilier se met en place pour être conservé au minimum six à sept ans ; si ce n’est pas possible aujourd’hui, ce n’est peut-être simplement pas encore le bon moment : mieux vaut d’abord se constituer une épargne disponible.
  • Vous vous engagez : la prime est contractuelle. Les contrats récents permettent de la moduler et de suspendre les paiements (en général jusqu’à 6 mois après 3 ans, jusqu’à 2 ans sur certains contrats), mais ce n’est pas un compte où l’on verse quand on veut. C’est pourquoi nous ne lui consacrons qu’une part de votre capacité d’épargne, fixée avec vous : le reste demeure disponible pour les imprévus.

Certains comparateurs proposent un produit bancaire complété par une assurance risque séparée. Cette combinaison a deux limites. Une assurance risque séparée ne comporte pas de libération des primes sur votre épargne : si vous devenez invalide, vos versements s’arrêtent quand même. Et pour un frontalier, en règle générale, les assureurs suisses réservent l’assurance risque pure aux personnes domiciliées en Suisse, comme ils ont cessé de conclure des polices 3a avec eux : sa protection passe par le 3e pilier en assurance (assurance invalidité du frontalier : notre réponse).

6. Et si personne ne dépend de vous ?

Si personne ne dépend de votre revenu et que votre horizon en Suisse est court, la question se pose différemment, et nous vous le dirons au rendez-vous. Dans tous les autres cas, dès qu’un loyer, un crédit ou un enfant entre dans l’équation, la réponse est la couverture. Ce n’est pas une opinion : c’est le résultat du calcul de la section 3, et il dépend de trois données que seul votre dossier contient : votre certificat LPP, votre situation familiale et votre statut.

7. Quand le 3a en assurance est le bon choix

  • Quelqu’un dépend de votre revenu : conjoint, enfants, partenaire non marié (qui n’a droit à rien de l’AVS ni du minimum LPP), parents.
  • Vous voulez que votre objectif de retraite soit atteint même si vous ne pouvez plus travailler.
  • Vous souhaitez garder, à 65 ans, le choix entre capital et rente viagère, plutôt que de le voir tranché aujourd’hui par le produit.
  • Vous avez un horizon de 15 ans ou plus et une capacité d’épargne stable.
  • Vous êtes frontalier et voulez une prévoyance en francs suisses avec couverture : c’est alors la seule solution assurantielle qui vous reste (section suivante).

8. Frontaliers : la question ne se pose pas de la même façon

Depuis 2017 et une communication de la FINMA sur les activités transfrontalières, les assureurs suisses (Swiss Life, AXA, Helvetia, Zurich, Generali, Allianz, Baloise, Pax, la Mobilière) ont progressivement cessé de conclure des polices 3a avec des personnes domiciliées en France. Un frontalier qui cherche aujourd’hui un 3a en assurance n’a, à notre connaissance et dans notre pratique quotidienne, qu’un seul assureur ouvert : Liechtenstein Life, qui opère en Suisse dans le cadre de l’accord sur l’assurance directe entre la Suisse et le Liechtenstein de 1996 (voir aussi Prosperity 3a, Plus et Wealth : notre avis sur les contrats). Côté bancaire, seules quelques banques acceptent encore les frontaliers, au cas par cas.

Quatre particularités changent le calcul pour un frontalier :

  • La déduction fiscale n’existe qu’à Genève (statut de quasi-résident, via la taxation ordinaire ultérieure). Un frontalier imposé en France (Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura, Bâle, Berne, Soleure) ne déduit pas son 3a. Pour lui, le 3b libre, sans plafond et avec clause bénéficiaire libre, est souvent l’outil principal.
  • La rente AI est proratisée aux années suisses (cas D et F ci-dessus), et la France ne prend pas le relais pour ces années. Le besoin de couverture invalidité est donc structurellement plus élevé qu’un résident ne l’imagine.
  • Le partenaire non marié, fréquent chez les frontaliers, n’a droit à rien de l’AVS ni du minimum LPP.
  • À la sortie, le capital d’un 3a est imposé en France, sur option, au prélèvement forfaitaire de 7,5 % après un abattement de 10 % ; une rente y est imposée comme une pension. Là encore, avoir le choix a une valeur.

Transparence : Smart Léman distribue les contrats de Liechtenstein Life et est rémunéré par l’assureur ; nous l’écrivons parce que la question est légitime. Nous proposons aussi des produits bancaires, notamment pour regrouper plusieurs comptes et remettre en place une stratégie investie ; ce n’est pas notre recommandation par défaut, mais quand c’est l’intérêt du client, nous le disons. Notre premier rendez-vous est n’engage à rien.

9. Tableau comparatif complet

CritèreProduits bancaires3a en assurance (police de prévoyance liée)
Cadre légalConvention avec une fondation bancaire (art. 1 OPP3)Police avec un assureur (art. 1 OPP3)
Plafond, déduction, bénéficiaires, impôtIdentiques : 7’258 CHF (36’288 CHF sans LPP) en 2026, déduction intégrale du revenu, ordre légal des bénéficiaires, capital imposé séparément à taux réduit
VersementsLibres, de 0 au maximum chaque annéePrime convenue, modulable et suspendable selon le contrat
Horizon adaptéCourt terme, revenus très irréguliersLong terme : au minimum six à sept ans, pour préparer sa retraite et protéger ses proches
DécèsAvoir accumulé seulementCapital-décès garanti dès le premier jour
Incapacité de gainAucune prestation ; cotisations impossibles sans revenu ; retrait anticipé si rente AI entièreLibération des primes (l’assureur épargne à votre place), rente d’incapacité de gain en option
À l’échéanceCapital obligatoirement, au plus tard à l’âge de référence AVS (cinq ans plus tard au maximum si activité)Capital ou rente viagère, au choix, à la même échéance
PlacementFonds du catalogue de l’établissementFonds et ETF de plusieurs gestionnaires (plus de 200 chez Liechtenstein Life), thèmes et pondérations libres
Frontalier domicilié en FranceQuelques banques, au cas par casAssureurs suisses fermés depuis 2017 ; Liechtenstein Life ouvert
Pour quiAucune personne à charge, revenus irréguliers, horizon courtFamilles, couples non mariés, frontaliers, horizon long, volonté de garder l’option rente

À lire aussi : Liechtenstein Life : notre avis 2026 sur l’assureur, ses produits et le 3e pilier des résidents et des frontaliers.

Frontalier domicilié en France ? Lisez notre analyse de la fiscalité française à la sortie du 3e pilier : pourquoi un produit bancaire ne vous apporte rien hors Genève, le régime du 3b en assurance et la rente imposée à 40 %.

Et en cas d’invalidité ? Notre simulateur gratuit calcule en 30 secondes ce que vous et vos proches toucheriez du 1er et du 2e pilier, avec la rente AI proratisée aux années suisses.

10. Comment Smart Léman vous accompagne

Nous chiffrons votre situation avant de parler de produit, puis nous vous disons ce qui vous manque et ce qui ne vous sert à rien.

  • Le calcul de votre lacune réelle : avec votre certificat LPP et votre dernier certificat de salaire, nous calculons ce que vous et vos proches toucheriez en cas d’invalidité ou de décès, et le montant exact à assurer ; pour une première estimation, utilisez notre simulateur invalidité et décès.
  • Une police 3a dimensionnée sur ce calcul : Smart Léman distribue les contrats de Liechtenstein Life, où capital-décès, libération des primes et rente d’incapacité de gain se choisissent un par un (notre avis sur Prosperity 3a).
  • Des produits bancaires quand c’est votre intérêt : notamment pour regrouper plusieurs comptes et remettre en place une stratégie investie ; ce n’est pas notre recommandation par défaut (ouvrir un 3e pilier en Suisse).
  • Une analyse selon votre statut : résident, quasi-résident ou frontalier, y compris la fiscalité de la sortie (quasi-résident à Genève, retrait du 3e pilier et impôts).
  • Un premier rendez-vous de 45 minutes , en visio ou au bureau, à Genève, via notre bilan prévoyance gratuit. Si vous souscrivez une solution par notre intermédiaire, la compagnie nous rémunère. Pour un conseil seul, sans souscription, le tarif vous est annoncé par écrit avant tout travail.

Avis clients

3e pilier : ce que disent nos clients

★★★★★Avis Google authentiques · 4,9/5 sur plus de 115 avis

2e pilier · libre passage

« […] J’ai eu affaire à Smart Leman pour la mise en place d’une solution de LPP en libre passage à long terme. M. Gigot est rassurant et n’insiste pas pour vendre un produit. Il explique calmement et nous laisse avancer à notre rythme. »

Fabien S.★★★★★ Avis Google · mai 2026
AVS · 2e et 3e pilier

« Personne très sympathique qui explique très bien les choses. Je le recommande fortement si vous avez des questions par rapport à votre AVS, 2e pilier et/ou 3e pilier. […] »

Teddy C.★★★★★ Avis Google · décembre 2025
2e et 3e pilier

« Suite à l’entretien que j’ai eu avec Monsieur Gigot, la vision sur mon 2ème et 3ème pilier sont beaucoup plus clair. Il m’a amené des solutions pour la retrait dont je n’avais pas connaissance. Je recommande vivement. »

Philippe C.★★★★★ Avis Google · 2024
Lire tous les avis sur Google ↗

Smart Léman, cabinet de conseil en 3e pilier à Genève

Smart Léman Sàrl est un cabinet de conseil indépendant en prévoyance et en assurance, établi Chemin du Pavillon 2 — Bâtiment Octagon, 1218 Le Grand-Saconnex, et inscrit au registre de la FINMA sous le n° F01533002. Ses co-fondateurs, Estelle Renou et Willy Gigot, conseillent les résidents de Suisse et les frontaliers sur le 3e pilier, en banque comme en assurance, et sur la couverture décès et invalidité qui l’accompagne.

Questions fréquentes : 3e pilier banque ou assurance

Un produit bancaire couvre-t-il le décès ou l’invalidité ?

Non. En cas de décès, les bénéficiaires reçoivent uniquement l’épargne accumulée. En cas d’invalidité, aucune prestation n’est versée et les versements s’arrêtent, faute de revenu soumis à l’AVS ; un retrait anticipé est possible si vous touchez une rente AI entière. Seule une police d’assurance ajoute un capital-décès garanti et la libération des primes.

Un produit bancaire peut-il verser une rente ?

Non. Un produit bancaire verse uniquement un capital, au plus tôt cinq ans avant l’âge de référence et au plus tard à l’âge de référence AVS, ou cinq ans plus tard si vous exercez encore une activité. L’option rente viagère n’existe que dans les polices d’assurance, et elle reste facultative : vous pouvez aussi y prendre le capital.

Que touche ma famille avec l’AVS et la LPP si je décède ?

Au minimum légal en 2026 : conjoint 80 % de la rente AVS (1’008 à 2’016 CHF/mois) et 60 % de la rente d’invalidité LPP, à condition d’avoir un enfant ou d’avoir 45 ans et 5 ans de mariage (un veuf sans enfant n’a toutefois pas droit à la rente AVS) ; orphelins 40 % de l’AVS et 20 % de la LPP chacun. Un partenaire non marié ne reçoit rien de l’AVS ni du minimum LPP. Aucun capital-décès n’est prévu dans le minimum légal.

Que toucherais-je en cas d’invalidité totale ?

Une rente AI de 1’260 à 2’520 CHF par mois selon votre revenu, plus une rente LPP égale à 6,8 % de votre avoir de vieillesse projeté jusqu’à l’âge de référence AVS. Pour un salarié de 35 ans à 80’000 CHF au minimum LPP, cela représente environ 3’900 CHF par mois, soit 58 % du salaire brut. Tout salaire au-delà de 90’720 CHF n’est pas couvert par le régime obligatoire.

Un frontalier a-t-il les mêmes rentes AI qu’un résident ?

Non. La rente AI est calculée au prorata des années cotisées en Suisse par rapport aux années de sa classe d’âge, et la France ne verse rien pour ces années puisque le frontalier ne cotise pas à l’assurance invalidité française. Un frontalier de 38 ans avec huit années suisses touche environ 48 % de la rente d’un résident. La rente d’invalidité LPP, elle, est complète.

Quel assureur accepte encore les frontaliers pour un 3e pilier ?

Depuis 2017, les assureurs suisses ont cessé de conclure des polices 3a avec des personnes domiciliées en France. À notre connaissance, Liechtenstein Life est le seul assureur encore ouvert aux frontaliers, dans le cadre de l’accord Suisse-Liechtenstein sur l’assurance directe. Côté bancaire, quelques banques acceptent encore les frontaliers, au cas par cas.

Vaut-il mieux un produit bancaire plus une assurance risque séparée ?

Cette combinaison est souvent proposée. Elle a deux limites : une assurance risque séparée ne verse pas les primes de votre épargne si vous devenez invalide, et pour un frontalier, en règle générale, les assureurs suisses réservent l’assurance risque pure aux personnes domiciliées en Suisse (le détail). Pour une famille ou un couple non marié, la police 3a intégrée reste souvent plus simple et plus complète.

L’impôt sur le retrait en capital va-t-il augmenter ?

Le Conseil fédéral l’a proposé en 2025 dans le programme d’allègement budgétaire 2027 ; le Conseil des États a rejeté cette mesure en décembre 2025 et le Conseil national a confirmé ce rejet en mars 2026. Le barème actuel reste donc en vigueur, mais l’épisode montre que la fiscalité du capital peut être remise en question d’ici votre retraite. Garder une option de rente est une manière de ne pas dépendre d’un seul régime fiscal.

Le 3e pilier en assurance est-il une arnaque ?

Non. Un 3e pilier en assurance est un contrat de prévoyance reconnu par la loi (art. 1 OPP 3), conclu avec un assureur placé sous la surveillance de l’État : la FINMA en Suisse, la FMA au Liechtenstein. C’est un produit long terme : les pénalités de sortie sont importantes les cinq premières années, et il se garde au minimum six à sept ans. Sur Internet, on lit surtout ceux qui ont été mal conseillés : une prime trop lourde pour leur budget, puis un contrat arrêté au bout de deux ou trois ans. C’est pourquoi nous ne lui consacrons qu’une part de votre capacité d’épargne, fixée avec vous : le reste demeure disponible pour les imprévus. Gardé dans la durée, il fait ce qu’un produit bancaire ne fait pas : il continue de se remplir si vous ne pouvez plus travailler, et peut vous verser directement une rente à vie.

Peut-on avoir un produit bancaire et un 3a en assurance en même temps ?

Oui. La police apporte la couverture, la libération des primes et l’option rente ; un compte peut compléter pour la part flexible. Le plafond de 7’258 CHF s’applique au total des deux, et avoir plusieurs contrats permet aussi d’échelonner les retraits à la retraite pour réduire l’impôt.

Sur le même thème : le guide complet du 3e pilier · 3a ou 3b : quel 3e pilier choisir · ouvrir un 3e pilier : les étapes · retrait du 3e pilier et impôts · le 3e pilier pour frontaliers · le 2e pilier des frontaliers

Banque ou assurance : faisons le calcul pour vous

Le comparatif s’arrête au rendement ; votre famille, elle, vivra avec la rente. Nous chiffrons votre lacune invalidité et décès à partir de votre certificat LPP, de votre situation familiale et de votre statut, puis nous mettons en place un 3e pilier en assurance dimensionné dessus, avec libération des primes et capital décès. Premier rendez-vous de 45 minutes, à Genève ou en visioconférence, réponse sous 24 h ouvrées.

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Sources : OFAS, Montants valables à partir du 1er janvier 2026 (06.11.2025) : bsv.admin.ch · Chiffres repères de la prévoyance professionnelle 2026 : bsv.admin.ch · Loi sur l’AVS (art. 23-24, 33-38), loi sur l’AI (art. 28-38), règlement AVS (art. 52) : fedlex.admin.ch · Mémentos AVS/AI 3.03 (survivants, état 01.01.2026) et 4.04 (rentes AI), 880 (UE/AELE) : ahv-iv.ch · Loi sur la prévoyance professionnelle (art. 18-26, 34a), OPP 2 (art. 24) : fedlex.admin.ch · OFS, statistique des caisses de pension 2023 : bfs.admin.ch · AFC, circulaire n° 18a du 22.12.2025 sur la prévoyance liée (pilier 3a) : estv.admin.ch · OPP 3 : fedlex.admin.ch · Calculette de l’impôt sur les prestations en capital, Genève : Administration fiscale cantonale genevoise · DFF, fiche « Imposition des retraits en capital » (25.06.2025) : efv.admin.ch · Parlement, objet 25.063, programme d’allègement 2027 : parlament.ch · Règlement (CE) n° 883/2004 (art. 6, 44-52, annexe VIII) : cleiss.fr · Assurance maladie française, travailleur frontalier suisse : ameli.fr · Code général des impôts, art. 163 bis : legifrance.gouv.fr · Accord entre la Confédération suisse et la Principauté de Liechtenstein sur l’assurance directe (RS 0.961.514) : fedlex.admin.ch · Liechtenstein Life, Prosperity 3a : liechtensteinlife.com

Les calculs des six situations reposent sur les formules légales citées et sur des hypothèses simplificatrices indiquées dans le texte ; ils ne remplacent pas une analyse individuelle. Aucun rendement futur n’est garanti.