Mis à jour le 15.10.2026 · Chiffres 2026 vérifiés · Rédigé par Estelle Renou et Willy Gigot, co-fondateurs de Smart Léman · Registre FINMA F01533002

Retrait du 2e pilier en Suisse : conditions, âge, départ et impôts

Le 2e pilier est souvent le premier patrimoine d’une carrière en Suisse, et le retirer engage des dizaines, parfois des centaines de milliers de francs. Quand peut-on le toucher ? Que se passe-t-il si vous quittez la Suisse pour la France ? Peut-on partir à 58 ans ? Rente ou capital ? Et combien d’impôts, en Suisse et en France ? Smart Léman, cabinet de conseil indépendant à Genève, répond à ces questions chaque semaine pour des résidents en Suisse et des frontaliers. Voici le guide complet, cas par cas, avec les chiffres 2026.

Qui vous parle : Smart Léman est un cabinet de conseil indépendant en assurance et prévoyance établi au Grand-Saconnex (Genève), enregistré au registre de la FINMA sous le n° F01533002 et noté 4,9/5 sur plus de 115 avis Google. Smart Léman conseille les résidents en Suisse comme les frontaliers sur le retrait de leur 2e pilier : conditions, choix rente ou capital, canton et calendrier de retrait, fiscalité suisse et française.

L’essentiel en 30 secondes

  • Le 2e pilier se touche à l’âge de référence, 65 ans pour les hommes et pour les femmes nées dès 1964 (64 ans et 6 mois pour les femmes nées en 1962, 64 ans et 9 mois pour celles nées en 1963 : génération transitoire AVS 21), ou dès 63 ans en retraite anticipée (58 ans si le règlement de votre caisse le permet), avec une rente réduite.
  • Avant cela, cinq cas seulement : achat de votre logement principal, passage à une activité indépendante, départ définitif de Suisse, invalidité, avoir inférieur à une année de cotisations.
  • Départ vers la France ou un autre pays de l’UE/AELE : seule la part surobligatoire est versée. La part obligatoire reste bloquée sur un compte de libre passage jusqu’à 60 ans au plus tôt.
  • Le capital est imposé séparément, à taux réduit, dans le canton de domicile ou, pour un non-résident, dans le canton de la caisse ou de la fondation. À Genève, environ 7 % sur 300 000 CHF (≈ 20 000 CHF, fédéral, cantonal et communal compris, personne seule) ; dans les cantons les plus doux, environ 5 à 6 %. L’écart se compte en points, pas du simple au double : le canton se choisit sur simulation chiffrée, pas sur réputation. En France, 7,5 % après un abattement de 10 % sur option (à défaut, barème progressif), sauf capital d’une caisse de pension de droit public (CPEG, caisse communale, PUBLICA) versé à une personne de nationalité suisse, binationaux compris : l’impôt à la source suisse est alors définitif.
  • Le consentement écrit du conjoint est obligatoire pour tout retrait en capital, et le choix rente ou capital est irréversible.

Votre cas : pour un résident de Genève, environ 20 000 CHF d’impôt sur un retrait de 300 000 CHF ; pour un frontalier, l’impôt se joue entre la Suisse et la France. Le choix est sans retour : faites chiffrer votre situation avant de signer.

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Vers l’UE/AELE avec affiliation obligatoire, seule la part surobligatoire est retirable ; la part obligatoire reste bloquée jusqu’à 5 ans avant l’âge de référence. Hors UE/AELE, tout l’avoir peut être versé. Dans les deux cas, l’impôt à la
Vers l’UE/AELE avec affiliation obligatoire, seule la part surobligatoire est retirable ; la part obligatoire reste bloquée jusqu’à 5 ans avant l’âge de référence. Hors UE/AELE, tout l’avoir peut être versé. Dans les deux cas, l’impôt à la source suisse (canton de la fondation) est remboursable dans les 3 ans si la convention l’attribue au pays de résidence — France : oui, sur justificatif de l’imposition en France.

1. Les cinq cas de retrait avant la retraite

En principe, l’avoir de prévoyance professionnelle est bloqué jusqu’à l’âge de référence. La loi prévoit cinq exceptions, chacune avec ses conditions.

Achat de votre logement principal (EPL)

L’encouragement à la propriété du logement permet de retirer tout ou partie de votre avoir pour acheter ou construire votre résidence principale, amortir une hypothèque ou financer des travaux qui augmentent la valeur du bien. Avant de puiser dans votre 2e pilier, regardez ce que le 3e pilier permet : fonds propres, puis amortissement indirect ; voir hypothèque et 3e pilier. Un investissement locatif ou une résidence secondaire ne sont pas éligibles, et pour un frontalier le logement doit être celui qu’il habite, en France comme en Suisse. Montant minimum : 20 000 CHF. Jusqu’à 50 ans, tout l’avoir est disponible ; après 50 ans, au maximum l’avoir acquis à 50 ans ou la moitié de l’avoir actuel, selon le montant le plus élevé. Le retrait est possible au plus tard trois ans avant l’âge de référence, une fois tous les cinq ans, et le conjoint signe. Point souvent ignoré : après un retrait EPL, vous ne pouvez plus faire de rachats déductibles tant que le montant retiré n’a pas été remboursé. Détails dans notre guide du versement anticipé pour un achat immobilier.

Passage à une activité indépendante

Quitter le salariat pour vous mettre à votre compte permet de retirer l’intégralité de votre avoir, à condition de devenir indépendant au sens de l’AVS (raison individuelle ou société de personnes). Créer une Sàrl ou une SA ne suffit pas : vous en seriez le salarié. La demande se fait dans l’année qui suit votre reconnaissance comme indépendant par la caisse AVS. Avant de retirer, comparez avec l’affiliation facultative : notre guide du 2e pilier des indépendants chiffre les options et les lacunes à couvrir. Les rachats effectués dans les trois années précédentes ne peuvent pas être retirés.

Départ définitif de Suisse

C’est le cas qui suscite le plus de questions, et le plus de mauvaises surprises. La règle dépend de votre pays de destination : elle est détaillée dans la section suivante.

Invalidité

Une invalidité reconnue par l’assurance-invalidité ouvre droit à une rente d’invalidité de la caisse de pension, calculée selon son règlement et le degré d’invalidité fixé par l’office AI. Certains règlements permettent un versement en capital. Les interactions entre AI, caisse de pension et assurances françaises justifient un accompagnement : voir notre simulateur invalidité du frontalier.

Petit avoir

Si votre avoir est inférieur au montant de vos cotisations annuelles, vous pouvez exiger son paiement en espèces (art. 5 al. 1 let. c LFLP) au lieu de le transférer sur un compte de libre passage. Cela concerne surtout les carrières courtes ou à faible taux d’occupation.

2. Départ de Suisse : ce que vous pouvez récupérer, selon votre destination

Quand vous cessez de travailler en Suisse, votre caisse de pension ne peut pas garder votre avoir. Elle le transfère sur un compte de libre passage que vous choisissez, ou vous le verse si vous remplissez les conditions du départ définitif. Ces conditions dépendent d’une seule chose : où vous allez habiter, et si vous y êtes assuré obligatoirement contre la vieillesse.

Votre situationPart surobligatoirePart obligatoire
Vous partez vivre en France ou dans un autre pays de l’UE/AELE, où vous êtes assuré obligatoirement (salarié, chômage indemnisé, retraité)Versée en espèces sur demandeBloquée sur un compte de libre passage jusqu’à 5 ans avant l’âge de référence au plus tôt (60 ans), sauf invalidité, décès, achat du logement ou passage à l’indépendance en Suisse
Vous partez dans un pays de l’UE/AELE sans y être assuré obligatoirementVerséeVersée, sur attestation de non-assujettissement délivrée par la Centrale du 2e pilier
Vous partez hors UE/AELE (Royaume-Uni, Canada, Émirats, Australie…)VerséeVersée
Vous restez frontalier mais changez d’employeur en SuisseTout l’avoir est transféré à la caisse du nouvel employeur
Vous restez en Suisse sans emploiTout l’avoir va sur un compte de libre passage, retrait possible dès 60 ans

La part obligatoire et la part surobligatoire figurent sur votre certificat de prévoyance. Pour beaucoup de frontaliers avec un bon salaire, la part surobligatoire représente la moitié de l’avoir, parfois plus. Le versement de la part surobligatoire est soumis à l’impôt à la source suisse du canton de la caisse ou de la fondation, puis à l’impôt en France : voir la section impôts. La part obligatoire bloquée continue de vous appartenir et peut être investie sur un compte de libre passage dans le canton de votre choix, ce qui décidera de l’impôt à la source suisse au moment du retrait (récupérable sur demande pour un résident en France, voir la section impôts).

L’erreur classique du frontalier qui rentre en France : demander le versement de la part surobligatoire depuis la caisse de pension genevoise, et laisser la part obligatoire partir par défaut vers un compte à 0,1 % dans le même canton. Résultat : impôt à la source genevois sur le capital, et un avoir qui dort quinze ans. Smart Léman fait l’inverse : le canton de la fondation et l’ordre des opérations changent la facture, et c’est ce que nous optimisons avant la moindre demande de versement, avec une stratégie d’investissement pour le reste.

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3. Retraite anticipée : 58, 60, 63 ou 65 ans

Depuis la réforme AVS 21, entrée en vigueur le 01.01.2024, toutes les caisses de pension doivent permettre la retraite anticipée dès 63 ans, la retraite partielle en trois étapes au maximum, et le report de la rente jusqu’à 70 ans. Le minimum légal absolu est 58 ans, mais uniquement si le règlement de votre caisse le prévoit. Partir avant 65 ans coûte trois fois :

  • Un taux de conversion réduit. Le taux légal de 6,8 % sur la part obligatoire vaut à l’âge de référence. La plupart des caisses le réduisent d’environ 0,15 à 0,2 point par année d’anticipation.
  • Des années de cotisations en moins, et ce sont les plus lourdes : 18 % du salaire coordonné dès 55 ans.
  • L’AVS ne suit pas. La rente AVS ne peut être anticipée qu’à partir de 63 ans (62 ans pour les femmes nées entre 1961 et 1969, génération transitoire AVS 21, avec des taux de réduction allégés), avec une réduction à vie, et vous restez tenu de cotiser à l’AVS comme personne sans activité jusqu’à 65 ans, sous peine de lacunes.
Départ à 58 ansDépart à 63 ansÂge de référence (65 ans)
Taux de conversionFortement réduit (environ −1 à −1,4 point)Réduit (environ −0,3 à −0,4 point)6,8 % sur la part obligatoire
Capital accumulé7 ans de bonifications en moins2 ans en moinsComplet
Rente AVSRien avant 63 ans, puis réduiteAnticipation possible, réduction à vieComplète
Cotisations AVSDues jusqu’à 65 ans, sans activitéDues jusqu’à 65 ansTerminées
Rente LPP par rapport à 65 ansSouvent −30 % ou plus−10 à −15 %Référence

Beaucoup de caisses proposent une rente pont AVS pour couvrir les années avant 63 ou 65 ans, financée par une réduction de la rente LPP. Pour un frontalier, la retraite anticipée se combine avec le droit d’option sur l’assurance maladie et la retraite française : Smart Léman traite l’ensemble dans le bilan retraite du frontalier. Sur un compte de libre passage, l’avoir peut être versé au titre de prestation de vieillesse dès 60 ans, y compris pour un résident en France.

4. Rente, capital ou les deux

À l’approche de la retraite, ce choix est le plus structurant de toute une vie financière, et il est irréversible dans la plupart des cas.

La rente

Un revenu mensuel garanti à vie. Avec le taux de conversion légal de 6,8 % sur la part obligatoire, un avoir obligatoire de 500 000 CHF donne 34 000 CHF par an. Sur la part surobligatoire, les caisses appliquent leur propre taux, en général entre 4,5 % et 5,5 %. La rente est imposée chaque année comme un revenu ordinaire, en Suisse pour un résident, en France pour un frontalier. Au décès, le conjoint reçoit en général 60 % de la rente ; sans conjoint ni enfant à charge, le capital restant reste dans la caisse.

Le capital

L’avoir est versé en une fois, imposé une seule fois à taux réduit, puis vous en disposez : investissement, transmission, remboursement d’hypothèque. Le risque change de camp : rendement, longévité, discipline. Un retrait en capital dans les trois ans qui suivent un rachat fait perdre la déduction du rachat (règle des 3 ans, art. 79b LPP).

Le panachage

La plupart des caisses permettent de combiner : une part en rente pour les dépenses fixes, une part en capital pour les projets et la transmission. Le règlement fixe les proportions et le délai de préavis, souvent plusieurs mois, parfois jusqu’à trois ans. Notre guide dédié : rente ou capital LPP, comment choisir. Sur la rente elle-même, voir le taux de conversion LPP 2026.

5. Les impôts sur le retrait, en Suisse et en France

Le capital retiré n’est pas ajouté à vos revenus : il est imposé séparément, à un taux réduit et progressif. Trois règles décident de la facture :

  • Le canton compétent. Pour un résident en Suisse, celui de votre domicile au moment du versement. Pour un non-résident (frontalier, personne partie à l’étranger), l’impôt est prélevé à la source par le canton où siège la caisse de pension ou la fondation de libre passage. C’est le canton où siège l’institution qui détient l’avoir au jour du versement qui prélève cet impôt : un avoir de libre passage peut être transféré vers une autre fondation en tout temps (art. 12 al. 2 OLP), tant qu’aucune demande de retrait n’a été déposée. Pour un résident de France, cet impôt n’est en principe qu’une avance, remboursée sur demande dans les 3 ans (exception pour une caisse de pension de droit public et un bénéficiaire de nationalité suisse : voir ci-dessous).
  • Le montant retiré dans l’année. Le barème est progressif et toutes les prestations en capital touchées la même année civile s’additionnent, 3e pilier compris et, dans la plupart des cantons, celles du conjoint. Échelonner sur deux ou trois années fiscales réduit l’impôt total.
  • Votre pays de résidence. Un frontalier domicilié en France est imposé en France sur le capital : prélèvement libératoire de 7,5 % après un abattement de 10 %, sur demande expresse et irrévocable (art. 163 bis II CGI) ; à défaut d’option, barème progressif. L’impôt à la source suisse se récupère ensuite sur demande, dans les trois ans, en prouvant l’imposition en France. Exception : le capital d’une caisse de pension de droit public (CPEG, caisse cantonale ou communale, PUBLICA) versé à une personne de nationalité suisse, binationaux franco-suisses compris, reste imposé en Suisse ; l’impôt à la source est alors définitif, sans remboursement.
Capital de 300 000 CHF (ordres de grandeur 2026)Impôt suisseImpôt en France (frontalier)
Résident à GenèveEnviron 7 %, soit près de 20 000 CHF (fédéral, cantonal et communal ; personne seule, commune de Genève)–
Frontalier, caisse ou fondation à GenèveImpôt à la source genevois, récupérable après imposition en FranceSur option, 7,5 % de 90 % du capital, soit environ 6,75 % (à défaut, barème progressif) ; prélèvements sociaux de 0 à 9,1 % selon votre régime d’assurance maladie et le moment du retrait
Frontalier, fondation de libre passage dans un canton à faible impôtImpôt à la source d’environ 5 à 6 %, récupérableIdem
Simulateur 2026 · Genève et frontaliers

Simulateur : retrait du 2e pilier, combien net ?

Déplacez le curseur et choisissez votre situation : le simulateur estime l’impôt suisse, l’impôt français et la CSG-CRDS sur un retrait en capital, puis ce qu’il vous reste. Estimation ± 10 %, affinée au rendez-vous avec votre certificat de prévoyance.

300 000 CHF
Votre situation
État civil
Assurance maladie (frontalier)

À la LAMal, le capital est exonéré de CSG-CRDS sur justificatif. À l’URSSAF frontalier, pas de CSG-CRDS tant que vous relevez de ce régime, mais une cotisation de 8 % deux ans plus tard. Dès qu’une retraite française entre en jeu, la CSG-CRDS de 9,1 % peut s’appliquer : le moment du retrait compte autant que le montant.

Le motif ne change pas le calcul de l’impôt : il précise les règles qui s’appliquent au montant retirable.

Modifiable. Les montants en euros sont indicatifs.

Votre estimation

Net estimé après impôt, résident à Genève

– CHF

soit environ – € au taux indicatif

Capital brut–
Impôt suisse estimé (fédéral, cantonal et communal, Genève)–
Encaissé le jour du versement, après retenue suisse–
Impôt en France, sur option : 7,5 % après abattement de 10 %–
CSG-CRDS–
Taux effectif de prélèvement–

Estimation ± 10 %, non contractuelle, affinée au rendez-vous avec votre certificat de prévoyance et, pour la France, votre avis d’imposition.

Vos coordonnées pour voir votre résultat

Le résultat s’affiche juste après. Estelle Renou ou Willy Gigot vous rappelle sous 24 h ouvrées pour le lire avec vous et l’appliquer à votre situation. Sans engagement.

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Vos coordonnées servent uniquement à vous répondre au sujet de ce calcul. Politique de confidentialité

Comment on calcule

Le simulateur applique le barème genevois des prestations en capital (personne seule, 2026), le régime français sur option et les prélèvements sociaux selon votre affiliation, avec une alerte sur la cotisation URSSAF frontalier deux ans plus tard. Il ne traite ni les autres cantons, ni le cumul avec d’autres capitaux la même année, ni la reprise des rachats des trois dernières années : c’est précisément ce que nous affinons au rendez-vous, avec votre certificat.

Détails, formulaires et stratégies d’échelonnement : Impôts sur le retrait du 2e pilier, Suisse et France. Règles du départ de Suisse : section 2. Cas particuliers des frontaliers : section 6.

Votre cas exact, chiffré par Smart Léman

À partir de votre certificat de prévoyance, nos conseillers en prévoyance simulent vos scénarios : rente, capital ou panachage, canton de la fondation, calendrier de retrait, impôts suisses et français.

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Le détail, les formulaires, la CSG, le piège de l’URSSAF frontalier à 8 % et les stratégies d’échelonnement sont dans notre page Impôts sur le retrait du 2e pilier : Suisse et France.

6. Frontaliers : les règles particulières

  • Vous continuez à travailler en Suisse : rien ne change, votre avoir suit vos employeurs. Le sujet, c’est de retrouver et de regrouper les comptes laissés derrière vous à chaque changement : voir notre hub compte de libre passage : retrouver, ouvrir, regrouper. Au moment de quitter un employeur, voyez aussi les autres démarches de fin de contrat en Suisse.
  • Vous arrêtez de travailler en Suisse et restez en France : part surobligatoire versable, part obligatoire bloquée jusqu’à 60 ans, sur la fondation de votre choix.
  • Vous êtes à l’URSSAF frontalier (anciennement CMU) : pas de CSG-CRDS tant que vous relevez de ce régime, mais le capital retiré entre dans vos revenus déclarés et subit la cotisation de 8 % deux ans plus tard, en plus de l’impôt. À la LAMal, ni cotisation de 8 % ni CSG-CRDS. Et dès qu’une retraite française entre en jeu, la CSG-CRDS de 9,1 % peut s’appliquer sur vos pensions suisses, capital compris : le calendrier se prépare avant le retrait. C’est un élément de plus dans le choix LAMal ou URSSAF frontalier.
  • Vous achetez en France : le retrait EPL est possible pour votre résidence principale située en France.
  • Votre retraite : rente suisse imposée en France (avec la retraite française), capital imposé en France au régime ci-dessus. Le tout se planifie ensemble dans le guide du 2e pilier frontalier.

7. Les démarches et les délais

Chaque cas de retrait a son interlocuteur (caisse de pension, fondation de libre passage ou banque), sa liste de pièces et ses délais : justificatif du cas, attestation de départ ou de statut, consentement du conjoint, parfois une signature légalisée, et un calendrier à respecter dès la lettre de résiliation ou la demande de retraite. Une pièce manquante ou un délai dépassé repousse le versement de plusieurs mois, et un ordre des opérations mal choisi fige un impôt à la source trop élevé. Smart Léman constitue le dossier avec vous et le suit jusqu’au versement.

Dans tous les cas de retrait en capital, la loi exige le consentement écrit du conjoint ou du partenaire enregistré (art. 5 LFLP, art. 30c et 37 LPP) ; la plupart des caisses et fondations demandent en plus une signature légalisée (notaire, officier d’état civil ou guichet de la caisse). Sans ce consentement, aucun versement.

8. Les six erreurs que Smart Léman voit le plus souvent

  1. Laisser la part obligatoire partir par défaut sur un compte à taux quasi nul dans le canton de l’ancien employeur, ce qui fige un impôt à la source élevé, à avancer puis à réclamer.
  2. Retirer tout la même année : 2e pilier, 3e pilier et capital du conjoint cumulés dans un seul exercice, et la progressivité fait le reste.
  3. Retirer en capital moins de trois ans après un rachat : la déduction fiscale du rachat est reprise.
  4. Oublier l’URSSAF frontalier : 8 % du capital deux ans plus tard pour un frontalier au régime français.
  5. Décider rente ou capital le mois du départ, alors que le règlement impose un préavis et que le choix est irréversible.
  6. Quitter la caisse sans remplacer les couvertures décès et invalidité, qui s’arrêtent un mois après la fin du contrat.

Smart Léman : 4,9 / 5 sur plus de 115 avis Google

« Monsieur Gigot est cordial, clair, s’adapte très bien à son interlocuteur et met en confiance. Merci beaucoup pour ses conseils et pour la mise en place de placements efficients. »Stéphane C. · mars 2026 · avis Google

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Smart Léman, cabinet de conseil en prévoyance à Genève

Smart Léman est un cabinet de conseil indépendant en assurance et prévoyance, établi au Chemin du Pavillon 2, 1218 Le Grand-Saconnex (Genève), fondé par Estelle Renou et Willy Gigot. Smart Léman conseille les résidents en Suisse comme les frontaliers domiciliés en Haute-Savoie et dans l’Ain, ainsi que dans le Doubs, le Jura, le Territoire de Belfort et le Haut-Rhin (en visioconférence si besoin). Le cabinet est enregistré au registre de la FINMA sous le numéro F01533002. À partir de votre certificat de prévoyance, Smart Léman simule vos scénarios de retrait (rente, capital, panachage, canton, calendrier) et leur fiscalité des deux côtés de la frontière. Contact : +41 22 506 84 01, welcome@smart-leman.ch.

Questions fréquentes sur le retrait du 2e pilier

Quelles sont les conditions pour retirer son 2e pilier ?

Avant la retraite, cinq cas : achat du logement principal, passage à une activité indépendante, départ définitif de Suisse, invalidité, avoir inférieur à une année de cotisations. Sinon, à la retraite anticipée dès 63 ans (58 ans selon le règlement) ou à l’âge de référence de 65 ans. Le consentement écrit du conjoint est requis pour tout retrait en capital.

Puis-je retirer mon 2e pilier si je quitte la Suisse pour la France ?

Partiellement. Si vous êtes assuré obligatoirement en France, la part surobligatoire est versée en espèces et la part obligatoire reste sur un compte de libre passage jusqu’à 60 ans au plus tôt. Pour un départ hors UE/AELE, tout l’avoir est versé.

Peut-on retirer son 2e pilier à 58 ans ?

Oui, si le règlement de votre caisse prévoit la retraite anticipée dès 58 ans, au prix d’un taux de conversion réduit et de sept années de cotisations en moins, souvent 30 % de rente en moins. Depuis 2024, toutes les caisses doivent permettre le départ dès 63 ans. Un avoir de libre passage se retire dès 60 ans.

Quel est l’âge minimum pour retirer son 2e pilier ?

65 ans est l’âge de référence pour les hommes et pour les femmes nées dès 1964 ; les femmes nées en 1962 et 1963 (génération transitoire AVS 21) l’atteignent à 64 ans et 6 mois, respectivement 64 ans et 9 mois, dans le 2e pilier comme à l’AVS. 63 ans en retraite anticipée dans toutes les caisses, 58 ans dans celles dont le règlement le permet, 60 ans pour un compte de libre passage. Les cinq cas de retrait anticipé ne dépendent pas de l’âge.

Combien d’impôts vais-je payer sur mon retrait ?

Le capital est imposé séparément à taux réduit et progressif. Ordres de grandeur pour 300 000 CHF : environ 7 % à Genève (≈ 20 000 CHF, personne seule), environ 6 % via une fondation dans un canton à faible impôt pour un non-résident ; l’écart se joue en points, pas du simple au double. Un frontalier paie en France 7,5 % après abattement de 10 % sur option (à défaut, barème progressif), plus, selon son régime d’assurance maladie et le moment du retrait, des prélèvements sociaux pouvant atteindre 9,1 %, et récupère l’impôt à la source suisse. Exception : le capital d’une caisse de pension de droit public (CPEG, caisse cantonale ou communale, PUBLICA) versé à une personne de nationalité suisse, binationaux compris, reste imposé en Suisse ; l’impôt à la source y est définitif. Détails dans notre page sur les impôts du retrait.

Mon conjoint doit-il donner son accord ?

Oui, pour tout retrait en capital : la loi exige son consentement écrit (art. 5 LFLP, art. 30c et 37 LPP) et la plupart des caisses demandent une signature légalisée. Sans cet accord, la caisse ne verse rien.

Vaut-il mieux prendre la rente ou le capital ?

La rente garantit un revenu à vie et protège le conjoint, mais elle est imposée chaque année et s’éteint au décès. Le capital est imposé une fois, se transmet et se gère, avec le risque de marché et de longévité. Le panachage est souvent le bon compromis. Le choix est irréversible et dépend de la santé, de la famille, des autres revenus et de la tolérance au risque.

Que devient mon 2e pilier si je suis licencié ?

Il vous appartient intégralement, part patronale comprise. Sans nouvel employeur, il doit être transféré sur un compte de libre passage à votre nom, sinon il part d’office sur un compte de libre passage court terme, rémunéré à presque rien, au plus tôt six mois après votre départ. Après 58 ans, vous pouvez rester assuré auprès de votre caisse (art. 47a LPP). Voir notre page 2e pilier et chômage.

Puis-je retirer mon 2e pilier pour acheter une maison en France ?

Oui, pour votre résidence principale, où qu’elle se trouve, au moins 20 000 CHF, une fois tous les cinq ans, au plus tard trois ans avant l’âge de référence, avec le consentement du conjoint. Le montant retiré est imposé comme une prestation en capital.

Quel cabinet consulter pour le retrait de son 2e pilier à Genève ?

Smart Léman, cabinet de conseil indépendant au Grand-Saconnex (Genève), enregistré au registre de la FINMA sous le n° F01533002 et noté 4,9/5 sur plus de 115 avis Google, simule vos scénarios de retrait et leur fiscalité en Suisse et en France, pour les résidents en Suisse comme pour les frontaliers de Haute-Savoie, de l’Ain, du Doubs, du Jura, du Territoire de Belfort et du Haut-Rhin, à Genève ou en visioconférence.

Sur le même thème : Décès et 2e pilier : qui touche le capital · Retrait du 3e pilier

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