Travailler en Suisse : les démarches qui touchent votre argent
Un contrat de travail en Suisse déclenche des délais courts : 3 mois pour choisir votre assurance maladie, 14 jours pour annoncer votre arrivée si vous vous installez à Genève, et un premier certificat de salaire dont chaque retenue engage votre retraite. Cette page suit l’ordre d’un emploi, du permis à la fin de contrat, et renvoie vers nos guides détaillés.
Qui vous parle : Smart Léman est un cabinet de conseil indépendant en assurance et prévoyance établi au Grand-Saconnex (Genève), enregistré au registre de la FINMA sous le n° F01533002 et noté 4,9/5 sur plus de 115 avis Google. Pour un nouveau salarié en Suisse, résident ou frontalier, nous vérifions en un rendez-vous l’assurance maladie, le certificat de prévoyance et l’imposition, puis nous mettons en place ce qui manque.
L’essentiel en 30 secondes
- Permis G : demandé par le frontalier UE/AELE lui-même avant le début de l’activité ; valable 5 ans pour un contrat de durée indéterminée ou de plus d’un an ; retour au domicile principal au moins une fois par semaine.
- Assurance maladie : 3 mois dès la prise d’emploi pour choisir entre la LAMal et l’URSSAF frontalier (anciennement CMU) ; sans formulaire au Service de l’assurance-maladie (SAM), affiliation d’office à une caisse suisse ; choix en principe définitif.
- 2e pilier : affiliation dès 22 680 CHF de salaire annuel ; déduction de coordination 26 460 CHF ; taux d’intérêt minimal 1,25 % en 2026.
- Impôt à la source : frontaliers et permis B à Genève ; DRIS ou demande de TOU jusqu’au 31 mars de l’année suivante ; quasi-résident dès 90 % des revenus du ménage imposables en Suisse.
- 3e pilier 3a : 7 258 CHF déductibles en 2026 avec une caisse de pension ; pour un frontalier, uniquement s’il est quasi-résident.
- Fin de contrat : le résident touche 200 à 640 indemnités de chômage selon cotisation et âge ; le frontalier s’inscrit à France Travail ; l’avoir LPP part sur un compte de libre passage.
1. Avant le premier jour : permis et contrat
À Genève, le ressortissant de l’UE/AELE dépose lui-même sa demande en ligne auprès de l’OCPM, avant le début de l’activité — permis G s’il garde son domicile en France, permis B s’il s’installe en Suisse — et l’employeur peut s’en charger pour lui ; pour un ressortissant d’un État tiers, c’est l’employeur qui doit déposer la demande. Le frontalier rentre à son domicile principal en principe chaque jour, au minimum une fois par semaine ; le nouveau résident annonce sa prise de domicile à l’OCPM dans les 14 jours qui suivent son arrivée.
| Point | Permis G (frontalier UE/AELE) | Permis B (résident) |
|---|---|---|
| Qui fait la démarche | Le frontalier UE/AELE lui-même, en ligne auprès de l’OCPM (son employeur peut s’en charger) ; domicile possible dans toute l’UE/AELE, travail sur tout le territoire suisse | Vous-même pour l’autorisation si vous êtes ressortissant de l’UE/AELE (votre employeur peut s’en charger ; pour un État tiers, c’est lui qui dépose la demande), et l’annonce d’arrivée à l’OCPM sous 14 jours |
| Validité | 5 ans si le contrat est de durée indéterminée ou de plus d’un an, sinon la durée du contrat ; simple annonce en ligne sous 3 mois par an | Voir permis B : prévoyance, fiscalité et assurances |
| Assurance maladie | Droit d’option sous 3 mois : LAMal ou URSSAF frontalier | LAMal obligatoire |
| Impôt | À la source à Genève ; DRIS ou TOU jusqu’au 31 mars | À la source ; TOU obligatoire dès 120 000 CHF de revenu brut, puis irrévocable |
Pour situer un salaire avant de signer, l’Office fédéral de la statistique propose Salarium, calculateur statistique par branche, région, profession, formation et âge. Les premières semaines sont détaillées dans notre checklist du nouveau frontalier.
2. Assurance maladie : 3 mois pour choisir
Dès la date d’engagement en Suisse, un frontalier résidant en France a 3 mois pour remettre au Service de l’assurance-maladie (SAM) le formulaire de droit d’option : LAMal suisse ou URSSAF frontalier (anciennement CMU). Sans formulaire dans ce délai, il est affilié d’office à une caisse suisse ; le choix est définitif et ne se rouvre que dans trois cas : reprise d’activité en Suisse après une période de chômage, prise de domicile en France, passage à la retraite du seul régime suisse. Un mariage, une naissance ou un changement d’employeur sans période de chômage ne rouvrent pas le droit d’option.

Côté LAMal, les primes 2026 d’un adulte résidant en France vont de 200.00 CHF chez Helsana à 823.10 CHF chez KPT (OFSP, priminfo). Helsana a fait le choix du marché frontalier et reste la moins chère depuis des années ; Smart Léman accompagne la mise en place de la LAMal, dossier compris. Côté URSSAF frontalier, la cotisation est de 8 % des revenus nets individuels de l’année N-2 après un abattement d’environ 12 000 €. Côté LAMal, l’inclusion des assurés résidant à l’étranger dans la compensation des risques, prévue au 01.01.2028, devrait faire monter les primes des frontaliers. Le comparatif LAMal ou CMU et les démarches du droit d’option complètent ce point.
Un assuré résidant en France ne peut pas choisir une franchise à option ni un modèle médecin de famille ou télémédecine (art. 101a OAMal) : franchise ordinaire de 300 CHF, quote-part de 10 % plafonnée à 700 CHF par an.
3. Premier certificat de salaire et 2e pilier
Dès 22 680 CHF de salaire annuel, l’employeur vous affilie à sa caisse de pension. La part assurée est le salaire après déduction de coordination de 26 460 CHF, jusqu’à un salaire annuel de 90 720 CHF ; l’avoir est rémunéré au minimum à 1,25 % en 2026 et converti en rente au taux minimal de 6,8 % sur la part obligatoire.
Le document à lire est le certificat de prévoyance envoyé chaque année par la caisse : avoir de vieillesse, rente projetée, rachat possible, prestations en cas d’invalidité ou de décès. Notre guide lire son certificat de prévoyance LPP décode chaque ligne. Un rachat est déductible pour un résident, et pour un frontalier uniquement s’il est quasi-résident ; un salarié arrivant de l’étranger est limité à 20 % du salaire assuré par an pendant 5 ans (art. 60b OPP 2). Voir notre page 2e pilier du frontalier.
En cas de maladie, c’est l’employeur (art. 324a CO) ou son assurance perte de gain qui verse le salaire ; la CPAM ne paie aucune indemnité journalière pour un emploi suisse, même pour un affilié à l’URSSAF frontalier. Voir indemnités journalières maladie du frontalier.
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« Monsieur Gigot est vraiment une perle : réponse rapide, claire, adaptée. Toutes les démarches sont faites rapidement. » — Manon Z., avis Google, septembre 2026
Faire mon bilan gratuit4. Impôt à la source : barème, DRIS, TOU
À Genève, un frontalier ou un résident au permis B est imposé à la source : l’employeur retient l’impôt sur le salaire selon un barème (A personne seule, B couple marié à un revenu, C couple marié à deux revenus, H personne seule avec enfant à charge). Une erreur de barème ou d’enfants se corrige par une DRIS jusqu’au 31 mars de l’année suivante ; les déductions (3a, rachat LPP, frais effectifs, pension alimentaire) ne s’obtiennent que par la taxation ordinaire ultérieure (TOU).
Le frontalier accède à la TOU s’il est quasi-résident (au moins 90 % des revenus mondiaux du ménage imposables en Suisse) et renouvelle la demande chaque année. Le résident au permis B passe obligatoirement à la TOU dès 120 000 CHF de revenu brut ; s’il la demande en dessous, elle vaut pour les années suivantes. Détails dans impôt à la source du frontalier à Genève et impôts et permis B à Genève.
Le 3e pilier n’est pas déductible par une DRIS. Sans TOU, un versement 3a d’un frontalier non quasi-résident ne réduit aucun impôt suisse.
5. 3e pilier : quand le mettre en place
Un salarié affilié à une caisse de pension peut déduire jusqu’à 7 258 CHF par an en 3a en 2026. Pour un frontalier résidant en France, cette déduction n’existe que s’il est quasi-résident, et le capital sera de toute façon imposé en France à la sortie (art. 163 bis II CGI : prélèvement de 7,5 % après abattement de 10 % sur option, sinon barème progressif), l’impôt suisse à la source étant remboursé dans les 3 ans.
Pour un résident, ouvrir un 3a dès la première année de salaire est le premier réflexe ; mode d’emploi dans ouvrir un 3e pilier en Suisse. Pour un frontalier non quasi-résident, la question n’est pas fiscale mais patrimoniale : protéger la famille, constituer un capital en francs, choisir entre 3a et assurance-vie 3b. Un 3e pilier en assurance est un produit long terme : nous recommandons de le garder au moins six à sept ans pour qu’il soit intéressant ; si ce n’est pas possible aujourd’hui, ce n’est peut-être simplement pas encore le bon moment. L’imposition côté France est détaillée dans 3e pilier frontalier et fiscalité française.
6. Fin de contrat : chômage, LPP, assurance maladie
Au chômage complet, le résident s’inscrit à l’office cantonal de l’emploi (OCE) et touche 70 % ou 80 % du gain assuré, soit 200 à 640 indemnités journalières selon la période de cotisation et l’âge (art. 27 LACI ; 260 dès 12 mois de cotisation, 200 avant 25 ans sans enfant à charge), avec au moins 12 mois de cotisation dans les 2 ans précédant l’inscription. Le frontalier au chômage complet s’inscrit dans son pays de résidence, à France Travail, pas à l’OCE.
- 2e pilier : l’avoir quitte la caisse de l’employeur ; sans instruction de votre part, il est transféré d’office sur un compte de libre passage court terme entre 6 mois et 2 ans après la sortie. Près d’un million de comptes, environ 6,7 milliards CHF, dorment ainsi sans contact. Voir 2e pilier et chômage.
- Assurance maladie : la reprise d’activité après une période de chômage fait partie des changements de situation qui rouvrent le droit d’option ; c’est le moment de recomparer LAMal et URSSAF frontalier.
- Documents : certificat de travail, décompte final, attestation de l’employeur, formulaire de sortie de la caisse de pension. La liste complète est dans démarches de fin d’emploi.
7. Comment Smart Léman vous accompagne
- Choix LAMal ou URSSAF frontalier : chiffrage 2026 et 2028, formulaire de droit d’option, mise en place de la LAMal chez Helsana, dossier compris.
- Certificat de prévoyance : lacunes, rachat opportun, projection de la rente.
- Impôt à la source : vérification du barème, DRIS ou TOU, statut de quasi-résident.
- 3e pilier : 3a ou assurance-vie 3b selon votre statut, solutions d’assurance en priorité, produits bancaires proposés sans être recommandés d’office.
- Fin de contrat : transfert de l’avoir LPP, couverture pendant le chômage, réouverture du droit d’option. Le bilan gratuit couvre ces cinq points.
Si vous souscrivez une solution par notre intermédiaire, la compagnie nous rémunère. Pour un conseil seul, sans souscription, le tarif vous est annoncé par écrit avant tout travail.
Smart Léman : 4,9 / 5 sur plus de 115 avis Google
« J’ai particulièrement apprécié la qualité des échanges […]. Bilan fort utile. Je recommande vivement. »Katia R. · mars 2026 · avis Google
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Smart Léman, cabinet de conseil en prévoyance et assurances des salariés à Genève
Smart Léman Sàrl est établi Chemin du Pavillon 2 — Bâtiment Octagon, 1218 Le Grand-Saconnex, et inscrit au registre de la FINMA sous le n° F01533002. Estelle Renou et Willy Gigot, co-fondateurs, accompagnent les résidents et les frontaliers qui prennent un emploi en Suisse : assurance maladie, 2e pilier, 3e pilier et fiscalité, à Genève ou en visioconférence, du lundi au vendredi de 10 h à 19 h et le samedi matin sur rendez-vous.
Questions fréquentes : travailler en Suisse
Qui demande le permis G ?
Le frontalier ressortissant de l’UE/AELE dépose lui-même sa demande de permis G en ligne auprès de l’OCPM, avant de commencer l’activité ; son employeur peut s’en charger, et pour un ressortissant d’un État tiers c’est lui qui doit la déposer. Le permis est valable 5 ans si le contrat est de durée indéterminée ou de plus d’un an, sinon la durée du contrat ; un emploi de moins de 3 mois par an fait l’objet d’une simple annonce en ligne. Le frontalier peut habiter n’importe où dans l’UE/AELE, à condition de rentrer à son domicile principal au moins une fois par semaine.
Combien de temps ai-je pour choisir entre LAMal et CMU ?
3 mois dès la date d’engagement en Suisse, par formulaire adressé au Service de l’assurance-maladie du canton. Sans réponse, vous êtes affilié d’office à une caisse suisse. Le choix est définitif et ne se rouvre que dans trois cas : reprise d’activité en Suisse après une période de chômage, prise de domicile en France, passage à la retraite du seul régime suisse. Un mariage ou une naissance ne le rouvrent pas.
À partir de quel salaire est-on affilié au 2e pilier ?
Dès 22 680 CHF de salaire annuel en 2026. La caisse assure le salaire coordonné, soit le salaire moins la déduction de coordination de 26 460 CHF, avec un minimum de 3 780 CHF et jusqu’à un salaire annuel de 90 720 CHF. Au-delà, la couverture dépend du règlement de la caisse, indiqué sur votre certificat de prévoyance.
Frontalier : puis-je déduire mon 3e pilier ?
Seulement si vous êtes quasi-résident, c’est-à-dire si au moins 90 % des revenus mondiaux de votre ménage sont imposables en Suisse, et via une demande de taxation ordinaire ultérieure renouvelée chaque année. Le plafond 3a est de 7 258 CHF en 2026 avec une caisse de pension. À la sortie, le capital est imposé en France : au barème progressif par défaut, ou au prélèvement libératoire de 7,5 % après abattement de 10 % sur demande expresse et irrévocable (art. 163 bis II CGI).
Que devient mon 2e pilier si je perds mon emploi ?
L’avoir sort de la caisse de pension et doit être placé sur un compte ou une police de libre passage que vous choisissez. Sans instruction de votre part, la caisse le transfère d’office sur un compte de libre passage court terme entre 6 mois et 2 ans après votre sortie. Près d’un million de comptes sont ainsi sans contact, pour environ 6,7 milliards CHF.
Où s’inscrire au chômage quand on est frontalier ?
Dans le pays de résidence : un frontalier domicilié en France s’inscrit à France Travail, pas à l’office cantonal de l’emploi. Le résident en Suisse s’inscrit à l’OCE et touche 70 % ou 80 % du gain assuré, de 200 à 640 indemnités journalières selon sa période de cotisation et son âge.
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Premier rendez-vous de 45 minutes, à Genève ou en visioconférence, réponse sous 24 h ouvrées.
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